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Archive for January, 2010

It is a little known fact, even to Parisians themselves, that almost half of Paris’ left bank is in fact… a labyrinth!

Of course, one has to go deep down under the surface (usually between 20 and 30 meters) to enter the maze of 500+ km of galleries, which are the testimony of the former mining frenzy that started in the Roman days and last up until just before the French Revolution.

Most of the galleries display an engraving or a plate of the corresponding street name above the ground. Some spots, more than others, bear the marks of History, like this bunker from WWII where you can still read instructions in German painted on the walls.

Unfortunately, Paris Ambassador won’t be able to take you to an underground tour: the IGC (Inspection Générale des Carrières), created by Louis XVI in 1777, is the official manager of “carrières souterraines de Paris”, which are now closed to the public.

But this doesn’t prevent the “cataphiles” from having a social life underground, including tagging, trekking and partying.

And, guess what, the 6 million dead buried in the “catacombes”, the official boneyard of Paris, don’t seem to care.

photos (c) Paris Ambassador.

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Google Books offers some uncanny opportunities to discover rare historical texts on Paris, like the “Letters from Paris“, by Stephen Weston, published in 1791 in the core of the French Revolution.

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Elle est la porte du quartier latin, elle le commence, le résume et l’achève tout à la fois. Elle empêche le boulevard Saint-Michel de sombrer corps et âme dans la Seine et de rejoindre les îles.

Son totem de pierre trônant, superbe, sur la fontaine couchée contre un immeuble d’angle, prévient le marcheur qu’il pénètre dans un territoire sacré, qu’il en devra porter les oripeaux et en soutenir la flamme. Elle est l’accoucheuse de maints sentiers à parcourir, elle préface les labyrinthes qui s’échappent de ses flancs.

L’œil averti constatera qu’en elle cohabite deux groupes distincts, qui ne se réunissent guère, et de façon éphémère. Il y a ceux de la place, et ceux du bord de Seine. Les premiers sont jeunes : ils parlent fort, ils fument, ils se dévisagent ; ils se sont appropriés un arpent sur les pavés, et ils attendent. C’est bien là leur trait commun : l’attente. Celle de l’ami, de l’amante, du frère, du confrère, de l’inconnu qui passe, d’un quelconque cortège de jeunes gens auquel ils aimeraient bien se joindre, pour vider ensemble un demi et ne penser qu’à leur bonheur d’être là.

Et puis il y a les seconds, ceux du fleuve, qui vivent par et pour lui, le regard accroché par la lumière de Notre-Dame, par le sillage des bateaux-mouches, par les amoureux enlacés sur les berges. Pas de langueurs océanes, de vieux marins accoudés dans les estaminets d’un port, mais une simple vision de Paris, grande et belle, effleurée par les sens. Ils ne sont pas moins heureux que les premiers, mais certainement moins insouciants, rivés par les préoccupations de l’esprit, plus que celles de l’âme : le fleuve est aussi le temps qui coule, sans relâche, avec la ferme intention d’emmener tout le groupe dans l’au-delà. L’implacable course de la ville en mouvement, les quatre roues succédant à d’autres quatre roues, et les deux roues aux deux jambes.

Car la place est d’abord une mise en garde : c’est le triomphe de la puissance divine de la ville sur l’homme et les groupes, l’archange écrasant la bête ancestrale, l’épée tournoyant au-dessus de fourmis suspendues à leur destin. De cet avertissement jaillit quelques éclairs, et il est de grandes pensées qui naquirent place Saint-Michel, avant d’éclore en d’autres lieux.

Sa forme hémicyclique pourrait nous faire croire que la Seine est la scène que nous observons depuis les gradins de l’amphithéâtre, mais ne serait-ce pas se méprendre et oublier que c’est Paris qui nous regarde ?

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